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Le Sénégal, mon premier amour en Afrique

L'Afrique
Rubaduka Rwandinga (Brian Luedke)
23 mai 2005

C'était au Sénégal, joyau de l'Afrique de l'Ouest, que j'ai commencé à faire mes découvertes des charmes de l'Afrique noire. L'Afrique m'avait fasciné depuis mon adolescence, mais je n'aurais jamais pu imaginer que cet intérêt allait devenir une liaison amoureuse grandissant au fil des années.

Agé de vingt-deux ans, voyageant tout seul, j'étais un peu inquiet lorsque l'avion commençait son atterrissage à Dakar au milieu de la nuit. Comment allais-je me débrouiller, vu que mon français étais rude, et que je ne parlais pas un mot de Wollof, langue quasi-nationale du Sénégal? Je ne savais même pas le nom d'un hôtel. Mais toute cette inquiétude allait s'avérer inutile. A la douane, j'ai vu un homme bien habillé d'un boubou tenant un panneau avec mon nom. Il s'appelait Bakari et il était un agent des Villages d'enfants SOS, pour lesquelles j'avais construit des sites en tant que bénévole. Mais mon petit service était pour les VE-SOS en Zambie, à l'île Maurice, et au Ghana, et non pas pour celles du Sénégal. D'ailleurs, je n'avais fait qu'envoyer un email au directeur des VE-SOS au Ghana juste avant de m'embarquer, pour demander un peu d'assistance. Je n'imaginais pas que les gens au Sénégal allaient effectivement pouvoir et vouloir m'aider dans ces conditions. C'était la première de nombreuses bonnes surprises.

Cette première nuit en Afrique subsaharienne, Bakari m'a conduit à plusieurs hôtels pour chercher le plus bon marché. Je me suis retrouvé dans une toute petite chambre au-dessus d'une boîte de nuit. Je n'avais pas envie de danser, mais j'étais quand même content de savoir que c'était à ma portée. Lorsque je me suis réveillé à cinq heures du matin, et le bâtiment vibrait toujours, j'ai vu que ce n'était pas une faute de venir au Sénégal. Mais le coup de foudre m'a frappé avec le lever du soleil quand j'ai regardé toutes les couleurs, les belles personnes et le va-et-vient sur la rue.

Après deux jours à l'hôtel, Bakari m'a trouvé un chalet à la célèbre Pointe des Almadies, chez son amie, une certaine Madeline Senghor, la nièce du président poète Léopold Sédar Senghor, père du pays. Elle était aussi un grand parrain des VE-SOS. Je me croyais au paradis, entouré d'un beau jardin, à quelques pas seulement de la plage. Je passais mes jours à marcher partout dans la ville. En effet, j'étais saisi d'un besoin de dévoiler la beauté de chaque recoin. Quand je voulais donner un repos à ma peau des coups de soleil, j'étudiais le français dans ma petite maison au charme désuet.

Mais la plupart du temps j'étais avec Bakari, qui était devenu mon meilleur ami, et la direction des Villages d'enfants, qui était devenue ma famille. Ils m'ont vraiment montré l'hospitalité pour laquelle les sénégalais sont renommés, même si je n'avais pas encore rien fait pour eux. Bakari m'a emmené partout à Dakar. Je mangeais chaque jour au siège de l'administration des VE-SOS. Tout le monde mangeaient d'un seul plat, et ils insistaient pour que je m'empiffre autant que possible.

Un jour Bakari m'a invité au Village d'enfants SOS de Kaolack. J'ai accepté bien entendu, et nous avons dormi dans les chambres pour les invités. Le village était beau et très bien organisé. L'école SOS avait les meilleurs résultats au Sénégal. Kaolack, cette ville aux avenues très large, m'a ensorcelé. Lorsqu'on quittait Kaolack pour rentrer à Dakar, le directeur du village m'a invité à revenir pour y rester un bout de temps. J'ai pensé à ça, et je suis revenu à Kaolack une semaine plus tard.

J'ai passé la plupart de mon temps à Kaolack avec quelqu'un de la direction du village qui s'appelait Tanton. Tanton était un homme poli et bien éduqué, le genre de gars qui est très sérieux au boulot, mais qui sait s'amuser une fois que le travail est abattu. Il m'a aidé à rencontrer des jeunes de la ville, qui ont grandement amélioré mon séjour à Kaolack. On a aussi passé beaucoup de temps avec une famille SOS, et une autre famille de la ville, qui ont été extrêmement cordiales envers moi. Donc, c'était à Kaolack que j'ai découvert qu'il y avait plein d'africains qui étaient prêt à m'accueillir en tant que partie de la famille.

Lors de nos soirées et aventures, Tanton a été patient avec moi quand j'ai agi comme le garçon irréfléchi que j'étais. Il m'a aidé à voir une meilleure façon de me comporter. Et grâce à nos conversations, mon français s'est nettement amélioré.

A la fin de deux mois au Sénégal, et quelques jours au Burkina, mon magot était épuisé. C'était comme un cours improvisé de la beauté de l'Afrique de l'Ouest. Malheureusement, je ne pouvais pas traversé la frontière entre le Burkina et la Côte d'Ivoire. C'était fermée. J'avais peur de passer par Abidjan, à cause des escadrons de la mort de Simone et Laurent.

 

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