Gbagbo: sera-t-il capable de supprimer les aspirations des Ivoiriens?
Il aimerait qu'Alassane Dramane Ouattara (ADO) devienne un symbole de la démocratie réprimée comme Aung San Suu Kyi
1 décembre 2010
L'homme fort ivoirien, Laurent Gbagbo, toujours au pouvoir dix ans après le début de son mandat de cinq ans, semble ne pas encore prêt à quitter le palais présidentiel. Hier, 30 novembre 2010, il a envoyé des éléments armés de sa bande politique au bureau de la Commission électorale indépendante (CEI) pour empêcher l'annonce des résultats partiels. On sait que les seuls résultats qui avaient été annoncés, ceux de la diaspora, étaient défavorables pour lui: 60% des voix étaient pour Ouattara, alors que 40% étaient pour Gbagbo.

Laurent Gbagbo (g) et Alassane Dramane Ouattara (d)
S'il n'est pas étonnant que Gbagbo a choisi de suivre le chemin du tyran à ce moment, il y a néanmoins deux surprises par rapport à ce processus. (1) Après six reports, Gbagbo a finalement accepté que les Ivoiriens votent, même s'il n'entend pas respecter leurs voix, et (2) Il y a pas mal de journalistes occidentaux qui expriment leur étonnement devant ses forfaits électoraux. On ne peut que conclure qu'ils sont des nouveaux venus, et qu'ils non pas suivi les crimes de Gbagbo jusqu'à maintenant, y comprenant des assassinats, l'incitation à la haine ethnique, et la violence contre les étrangers africains et européens.
Brian Rubaduka

