21 janvier 2011
Quelle gloire, que d'adhérer à la guérilla qui lutte pour la démocratie. Défendre l'État ivoirien contre les mercenaires et les adorateurs du tyran, c'est une occasion inédite pour une personne courageuse et désireuse de protéger la démocratie.

Soyez prudent de ne pas gaspiller les munitions.
En tant que guérillero, vous ne devez tirer que sur une cible facile.
Il s'agit de la lutte du bien contre le mal. Ce n'est pas l'affaire de tous les jours, dans un monde où tant d'ambiguïtés brouillent la vie. Donc, voilà le temps de saisir l'opportunité de devenir un héros de la liberté.
En effet, celui qui a annulé les voix de sept départements, sans aucune autorité constitutionnelle et contre tous les accords conclus pendant huit ans de négociations, assumera les conséquences de ses agissements. Ses mercenaires et miliciens partageront son destin.

Le drapeau ivoirien que j'ai peint en 2007. Aujourd'hui, il se trouve partout sur la Toile. Le site de l'auteur est souvent visible lorsqu'on fait une recherche concernant l'Afrique.
C'est promis: ceux qui kidnappent et terrorisent nuitamment deviendront des victimes de rapts. Ceux qui se cachent derrière des symboles usurpés se retrouveront nus et sans défense.

Le supplice du goudron et des plumes. Militer pour la liberté et la démocratie, ça ne veut pas dire protéger les droits des sbires du tyran.
Les sbires de plume qui défendent ce régime se font passer pour des intellectuels. Ils subiront le supplice du goudron et des plumes. La liberté de parole ne permet pas qu'on encourage un tyran dans un contexte d'extrême danger. Le camp démocrate demande qu'ils fassent les frais de leur trahison publique.
En attendant l'arrivée des soldats de l'Alliance de la liberté (ECOMOG / CEDEAO) ou la victoire de la guérilla et des Forces nouvelles, restons ferme. Cherchons des occasions pour saboter ou pour brûler le régime du tyran. Nous insistons à ce que les sbires du tyran aient peur de se lever le matin, de se rendre au travail, de travailler, de sortir, et de se coucher.
Brian Rubaduka





