Laurent Gbagbo, auteur de crimes contre l'humanité
Sans surprise, Gbagbo a fait en sorte que des éléments lâches parmi les forces de sécurité ouvrent le feu sur les manifestants pacifiques pour la démocratie
16 décembre 2010
On a déjà pu vérifier au moins une dizaine de morts dans les massacres d'aujourd'hui contre les manifestants pour la démocratie. Des témoins oculaires d'Amnesty International et des journalistes d'Agence France Presse ont vu des corps non-armés gisant dans les rues d'Abidjan.
Comme on savait déjà, la détermination du psychopathe Laurent Gbagbo à s'accrocher au pouvoir ne connaît aucune limite. Un tyran préparé à massacrer des démocrates dans sa capitale est un homme qui cultive la psychopathie de ses troupes. Il n'aurait aucun problème à les encourager à commettre des viols collectifs à Abidjan, tout comme le leader de la junte militaire guinéenne, Dadis Camara, l'avait fait lors du massacre à Conakry du 28 septembre 2009.

Laurent Gbagbo a commis des massacres aujourd'hui à Abidjan
Pour un homme qui a déjà subverti la jeunesse ivoirienne pour ses fins criminels, notamment en militarisant des jeunes au sein des "Jeunes Patriotes", il n'y a pas de question de sa volonté de suivre l'exemple de Charles Taylor ou de Foday Sankoh et de répandre le traumatisme afin de créer des machines à tuer enfantines, un phénomène que j'appelle le domocide.
Charles Taylor ou l'Interahamwe rwandais? Qui est le guide spirituel de Gbagbo?
Effectivement, lorsqu'un psychopathe chapeaute un pays, tous les scénarios cauchemardesques deviennent envisageable. Puisque Gbagbo véhicule une idéologie cohérente de la haine, et ne manifeste pas que de la cupidité sans aucune doctrine, il serait plus exacte de lui comparer aux génocidaires hutus qui se sont déplacés en RD Congo et qui ont transformé les provinces du Sud Kivu et du Nord Kivu en un véritable enfer. Ces gens-là, qu'on appelle les Interahamwe dans la langue Kinyarwanda, exhibitent les caractéristiques déterminantes de Gbagbo: le développement de la sociopathie parmi leurs adeptes, une idéologie de la haine ethnique, l'usage des médias à des fins meurtriers, et la volonté de tuer n'importe qui afin d'intimider et de prendre autant de pouvoir que possible.
La paix absolue au prix de conserver ce tyran dans le palais présidentiel n'en vaut pas. D'ailleurs, exister comme l'esclave de Gbagbo, ce n'est pas la paix. Il faudra lutter pour lui renverser et pour restaurer la démocratie en Côte d'Ivoire, joyau de l'Afrique.
Brian Rubaduka


