Renverser le psychopathe Laurent Gbagbo
Pourquoi l'homme de paix Alassane Ouattara appelle les démocrates à marcher courageusement pour installer la démocratie en Côte d'Ivoire
15 décembre 2010
Il existe des choses pires que la lutte courageuse pour la démocratie. Par exemple, vivre comme l'esclave d'un criminel psychopathe. Le partisan le plus acharné de passivité lâche, succombé à la peur, critiquerait la décision du Président Alassane Ouattara d'appeler les démocrates à marcher massivement jeudi afin d'installer le nouveau directeur de la Radio Télévision Ivoirienne à son siège à Abidjan, et par là, de prendre le contrôle des médias et d'installer la démocratie en Côte d'Ivoire. Mais pour quelqu'un comme Ouattara, un homme qui s'est toujours mis au service de la paix, et qui a toujours prôné le pardon, ceci a constitué sans doute un des choix le plus difficile de sa vie.

Martin Luther King, le modèle à imiter du Président Alassane Ouattara
Le président Ouattara, qui est parti étudier aux États-unis à l'âge de 20 ans, au moment de l'assassinat de Martin Luther King, s'est inspiré des méthodes non-violentes du pasteur baptiste, le leader du mouvement pour les droits des noirs. Depuis, le parcours du président a manifesté les signes de son héritage.
À l'exception de tant d'autres leaders, Ouattara rejete la haine. Même après le massacre de mars 2004, lorsque les nervis de Gbagbo ont tué des centaines de démocrates en train de manifester pacifiquement, Ouattara arrive à appeler le tyran Laurent Gbagbo "frère". Alors que Gbagbo incite à la xénophobie et à la haine tribale, Ouattara a adopté comme le sien le mantra de Mahatma Gandhi relatif à l'unité nationale: "L'unité, si elle est réelle, doit supporter la tension la plus grande sans briser."

Mahatma Gandhi, le prédécesseur de la non-violence du Président Ouattara
Mais pour Ouattara, comme c'était le cas pour ses prédécesseurs King et Gandhi, la non-violence n'équivaut pas à la passivité lâche. Pour dire "Non!" au mal, et pour ériger un nouvel ordre dans sa place, il faut beaucoup de courage et de vision. Après dix ans de dictature, d'escadrons de la mort parrainés par le couple Gbagbo, de massacres, d'intimidation, et de la domination des flagorneurs, le Président Ouattara et son camp sont arrivés au point culminant de leur combat pacifique pour la démocratie.
Devant les millions d'Ivoiriens manifestant, une foule du jamais vu, les soldats ivoiriens retourneront leurs vestes et se mettront aux côtés des démocrates.
Brian Rubaduka


