Reporters Sans Frontières Conscience, partisans des médias génocidaires
12 mai 2011
Le journalisme, dans la mesure où il vise à partager une perspicacité sur les actualités, dépend d'une compréhension profonde de l'histoire. En ce qui concerne le génocide, l'histoire montre clairement que l'édifice génocidaire se base sur l'incitation à la haine contre une communauté. Les génocidaires enseignent que la population victime n'est pas comme les autres. Ces gens-là sont des rats déhumanisés, tous coupables de nos souffrances. Si on peut seulement les détester ensemble, ça permettra de nous unifier sous le leadership des génocidaires héroïques. Nous pourrons être sûr de notre identité: nous sommes les gens normaux et nous combattons contre la population ennemie. Bien sûr, les rats ne changeront jamais. Ce n'est pas une question de modifier une frontière, ni de réformer telle ou telle politique. On veut tuer le rat parce qu'il est un rat. Le "travail" du génocidaire ne s'arrête pas avant la mort du rat.
Or, l'organisation Reporters Sans Frontières prétend ne pas comprendre cela. Quand elle évoque les médias génocidaires en Côte d'Ivoire ou au Moyen-Orient, ce n'est pas pour les condamner. En effet, elle évite soigneusement toute mention de termes tel que "incitation" ou "médias génocidaires". Pour RSF, les extrémistes pro-Gbagbo, tout comme les extrémistes islamistes, ne sont que de simples journalistes ayant le droit de travailler sans interférence.
Mais pour RSF, c'est plus sinistre qu'une simple volonté naïve ou cynique de présenter tous les journalistes comme étant des héros ou des victimes, afin de se promouvoir. Au contraire, l'organisation a clairement choisi le camp génocidaire. Si les islamistes ne respectent pas la vie des enfants juifs, et encore moins celle des journalistes juifs, RSF s'en fout. Qu'importe si les journalistes israéliens n'ont aucun moyen d'entrer à Gaza ou dans plusieurs états arabes?
En effet, si on fait une recherche sur le site de RSF pour le mot "palestinien", on voit que tous les articles soutiennent les "journalistes" arabes et les présentent comme des victimes. Par contre, si on fait une recherche pour le mot "israélien", on voit que 100% des articles expriment des critiques virulentes vis-à-vis de l'état juif, la seule véritable démocratie dans la région, le seul état qui respecte la liberté de la presse, et le seul pays au Moyen-Orient où une caricature déshumanisante serait un scandale très grave. Si on n'avait pas d'autres sources d'informations, on pourrait imaginer que les journalistes juifs prospèrent à Gaza. (La vérité est qu'ils seraient immédiatement arrêtés et torturés pendant des années. Ils n'osent jamais entrer dans les territoires sous le contrôle des islamistes.)
Quelqu'un qui comprend le dynamique du génocide, qui a une moralité, qui a du courage, combattra les génocidaires partout, qu'il s'agit du Moyen-Orient ou de la Côte d'Ivoire. RSF prouve que l'inverse est aussi vrai. Un mois après l'arrestation du tyran génocidaire Laurent Gbagbo, les Forces républicaines sont toujours en train de trouver des charniers à Yopougon et ailleurs. Les miliciens pro-Gbagbo, bien qu'ils sont en débandade, sont toujours sous l'emprise de la propagande génocidaire. Voilà le moment que choisit RSF pour dénoncer le président élu, accusé de ne pas respecter la liberté de la presse sans restriction.


Brian Rubaduka



