soulèvement à Abidjan, Côte d'Ivoire, en Afrique

Abidjan à l'aube d'une nouvelle ère : la guerre urbaine des démocrates contre les forces du tyran

14 janvier 2011

Suite à six semaines de tueries et de kidnappings nocturnes contre les populations soupçonnées de soutenir le président ivoirien, on constate un soulèvement contre les miliciens du tyran Laurent Gbagbo. Ses exactions ont été bien documentés et largement condamnés. La grande majorité des Ivoiriens ont dit, "Stop!" Un nombre croissant de personnes ont décidé de lutter pour la liberté plutôt que de mourir comme des lâches sous le joug du chien psychopathe, Laurent Gbagbo.

soulèvement à Abidjan
Laurent Gbagbo engage les enfants-soldats libériens de Charles Taylor. Heureusement, ce dernier est déjà à La Haye et peut aider Gbagbo à s'habituer à la vie en prison.

Cette semaine, il paraît que la population opprimée d'Abobo a pu infligé des pertes parmi les miliciens et mercenaires loyaux à Gbagbo. Ces éléments étaient venu pour tuer des démocrates en plein jour. Bien sûr, une partie des corps en uniforme pourrait appartenir à des victimes des purges internes des forces de Gabgbo.

Pénétrer dans des quartiers pour commettre des exactions, suivant les instructions du tyran, un homme qui se gausse des scrutins ivoiriens — cela est devenu carrément dangereux. Puisque ce tyran n'a aucun désir de céder, et qu'on ne peut pas être sûr de la détermination des pays de la CEDEAO, c'est bien qu'on lutte pour défendre la dignité humaine et la souveraineté du peuple ivoirien.

la résistance, paris, 1944
Des éléments de la Résistance. Paris, 1944.

D'ailleurs, lutter pour la démocratie, c'est un moyen de montrer que c'est fini l'époque où le chien Gbagbo gagne du temps dans des négociations vides, alors qu'il tue ses opposants démocrates pendant la nuit.

Lutter pour la liberté permet aussi de démontrer que le peuple ivoirien possède une conscience et une force. Sans doute, la région et le monde entendent la voix de la force beaucoup mieux que la voix d'un suppliant. Qu'ils viennent rejoindre les Ivoiriens qui luttent déjà, plutôt que de venir pour sauver des pauvres gens opprimés par la clique qui entoure leur tyran.

la résistance hollandaise avec des otages allemands
Des éléments de la résistance hollandaise avec des prisonniers allemands.

Si les Ivoiriens ne luttaient pas pour la liberté et la démocratie, Gbagbo serait très heureux de leur offrir une fausse paix: la perpétuation de la misère assortie d'une tyrannie odieuse. La Côte d'Ivoire continuerait à s'enliser dans des décennies perdues, alors que la famille du tyran bourrerait encore des milliards dans des comptes au Moyen orient, chez d'autres tyrans impitoyables.

Pour les miliciens restés fidèles au tyran, la vie deviendra de plus en plus instable, alors que la solde deviendra de plus en plus mince. Leurs immeubles deviendront des bunkers tenus par les forces républicaines.

Les démocrates se battent comme des gens qui se respectent, et non pas comme des esclaves, ni comme des enfants-soldats libériens. Comme l'histoire l'atteste, un homme libre se bat mieux qu'une compagnie d'esclaves. L'un lutte pour son avenir libre. L'autre ne lutte que pour prolonger sa servitude, et il cherche un moyen de s'échapper aux ordres de son maître le plus tôt possible.

Brian Rubaduka




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